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L'offensive se poursuivra jusqu'à la destruction des positions rebelles - Président Joao Bernardo Vieira

L’armée bissau guinéenne poursuivra son offensive dans le nord jusqu’à la destruction de toutes les bases rebelles installées le mois dernier dans la région », a déclaré le Président Joao Bernardo Vieira.

Depuis la mi-mars, des combats opposent les soldats de l’armée bissau guinéenne à une faction du mouvement indépendantiste sénégalais, le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC), une région frontalière de la Guinée Bissau où plusieurs combattants rebelles ont pénétré pour installer des bases dans le nord du pays.

« L’armée bissau guinéenne restera à la frontière jusqu’à la destruction totale de tous les bases rebelles installées sur le territoire de la Guinée Bissau », a déclaré jeudi le Président Vieira. « Si les rebelles sont originaires de la Casamance, alors ils doivent faire valoir leur cause en Casamance, mais pas sur le territoire bissau guinéen ».

Dans la région de Casamance, séparée du reste du pays par la Gambie, des combattants du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) sont engagés depuis près de deux décennies dans une rébellion qui s’est affaiblie au fil des ans, amenant les leaders politiques des forces rebelles à signer un accord de paix avec les autorités sénégalaises en décembre 2004.

Mais certains partisans de la ligne dure – dont Salif Sadio, leader d’une faction dissidente du MFDC– ont rejeté à plusieurs reprises les accords signés avec le Président sénégalais, Abdoulaye Wade.

Les causes de cette nouvelle flambée de violence ne sont pas connues, mais à en croire un membre du MFDC, les hostilités ont commencé le 14 mars dernier lorsque le groupe de rebelles, mené par Salif Sadio, s’est attaqué à une autre faction du MFDC. L’attaque s’est déplacée de l’autre côté de la frontière, en Guinée Bissau, amenant l’armée de ce pays à prendre dans les combats.

Selon les témoignages de chefs religieux locaux, quelque 20 000 personnes des communautés de paysans et de pêcheurs situées entre la ville frontalière de Sao Domingos et la côte ouest de la Guinée Bissau sont coupées du reste du pays. Beaucoup d’habitants démunis et incapables de se rendre au marché pour vendre leurs produits ont consommé les réserves de nourriture qui auraient dû leur permettre de tenir jusqu’au début de la saison des pluies, en juin.

Selon le Comité international de la Croix Rouge (CICR), les combats ont fait quelque 7 000 déplacés, alors que pour le HCR, l’agence des Nations unies pour les réfugiés, près de 350 personnes ont traversé la frontière pour se réfugier au Sénégal.

Cette semaine le gouvernement bissau guinéen avait annoncé qu’il débloquerait plus de 120 000 dollars américains pour venir en aide aux personnes déplacées et aux communautés isolées dans le nord du pays. Toutefois, Adelina na Tamba, la ministre des Affaires sociales et l’action contre la pauvreté, a précisé que le gouvernement allait déterminer le nombre de personnes déplacées avant de leur apporter une assistance.

La saison de la récolte des noix de cajou – la principale culture de rente du pays - va bientôt commencer en Guinée Bissau. Mais à en croire les paysans, ils ne peuvent se rendre dans leurs plantations en raison des combats qui s’y déroulent et des nombreuses mines antipersonnel disséminées dans la région.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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