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La société civile, grande absente de la réunion de Brazzaville

Au nom de la société civile africaine, des activistes d’Afrique australe ont dénoncé la faible représentativité des associations à la réunion consultative sur l'accès universel, qui se tient depuis lundi dans la capitale congolaise. “La société civile et le parlement africain n’étaient pas présents alors que nous venions à Brazzaville pour faire du principe de l'accès universel une réalité sur le terrain”, a expliqué Caroline Sande, directrice du Southern Africa Partnership Programm (SAPP). Organisée par l’Union africaine avec le soutien de l’OMS/AFRO et du Programme commun des Nations unies sur le sida (Onusida), cette rencontre réunit jusqu’à mercredi dans la capitale congolaise quelque 200 participants venus de tout le continent, dont quelques associations de personnes vivant avec le VIH/SIDA. L’ambition des organisateurs de la réunion est de discuter des stratégies à adopter pour réaliser cet objectif d’accès universel défini en 2000 par les Nations unies dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement – concernant le sida, il s’agit de stopper et inverser la tendance à la propagation du virus d’ici à 2015. Identifiées comme principales partenaires devant appuyer l'action des gouvernants dans le secteur de santé, les ONG africaines ont salué l’opportunité du thème de la réunion, l'accès universel, censé soulager les personnes vivant avec le VIH/Sida. Mais pour Siphiwe Hlophe, une femme séropositive originaire du Swaziland, “les résolutions de cette consultation continentale sur l'accès universel ne doivent pas être celles qui sont souhaitées par les bailleurs. Elles doivent venir des Africains eux-mêmes.” La société civile a souhaité que les gouvernements respectent l'esprit de la déclaration d'Abuja de 2001, dans laquelle les dirigeants africains s’étaient engagés à allouer 15 pour cent de leur budget annuel au secteur de la santé afin de lutter contre le sida. Les parlementaires et les activistes présents à Brazzaville ont ainsi estimé que les gouvernements devaient admettre que le plus grand obstacle à la lutte efficace contre le VIH/SIDA en Afrique était le manque de personnel de santé compétent. “Pour parvenir à une lutte efficace, l'Afrique doit mettre sur le tapis toutes les insuffisances constatées dans les précédents programmes”, ont-ils conclu. Malgré l’augmentation des financements alloués ces dernières années à la lutte contre le sida en Afrique subsaharienne, le continent le plus lourdement touché par l’épidémie, 3,2 millions de nouvelles infections au VIH et 2,4 millions de décès liés au sida y ont été enregistrés en 2005, ont rappelé les organisateurs de la rencontre de Brazzaville. Pour en savoir plus

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