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Des évêques opposés à l’enseignement de l’utilisation du préservatif

Les évêques de l’église catholique romaine en Tanzanie ont jugé ‘inacceptable’ un nouveau programme scientifique qui intègre l’enseignement de l’usage du préservatif dans les collèges. “L’introduction de [l’enseignement de] l’usage des préservatifs dans les écoles n'est pas seulement licencieux, c’est en fait la justification et la porte ouverte aux styles de vie les plus immoraux”, a dit le cardinal Polycarp Pengo, archevêque de Dar es Salaam dans un communiqué publié au nom de la Conférence épiscopale de Tanzanie. “Apprendre aux enfants, certains étant à peine âgés de 12 ans, à utiliser des préservatifs est désastreux”, a-t-il ajouté. La partie du programme scientifique en cause liste les différentes façons de se préserver de la contamination au VIH/SIDA, dont l’usage correct du préservatif. Ces nouvelles dispositions ont été rendues publiques par le ministère de l’Education en novembre dernier. La Conférence épiscopale est restée ferme sur son opposition au port du préservatif comme moyen de contraception et de prévention du VIH/SIDA, bien qu’au moins deux millions de Tanzaniens soient séropositifs. Elle a expliqué que cela ne signifiait pas que l’église était “aveugle vis-à-vis de l’ampleur des pertes humaines et de la souffrance des millions de personnes infectées par la maladie”. Néanmoins, a-t-elle ajouté, l’Eglise se devait de défendre la dignité des êtres humains et pour cela de dénoncer cette décision gouvernementale. “Ce que dit le clergé est que le seul moyen de mettre le sida en échec est de s’abstenir de toute relation sexuelle ou de n’avoir qu’un seul partenaire. C’est en effet une bonne solution… mais que fait-on avec ceux qui ne peuvent pas suivre cette voie ?”, s’est interrogée Halima Shariff, de la Commission nationale sur le sida. A l’occasion de la présentation du programme national de prise en charge des personnes vivant avec le sida, en septembre, le président Benjamin Mkapa avait demandé aux églises, à la société civile et au gouvernement d’unir leurs efforts pour contrôler la propagation de la pandémie, qui touche sept pour cent de la population. A cette occasion, il avait demandé aux ecclésiastiques et au personnel malade de l’Eglise de déclarer ouvertement leur séropositivité afin de réduire la stigmatisation des personnes porteuses du virus. Au moins 44 000 personnes devaient recevoir un traitement antirétroviral qui prolonge l’espérance de vie des patients à la fin de l’année 2005, soit environ 10 pour cent des personnes qui en avaient besoin.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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