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Le gouvernement et le CNDD-FDD résolvent les questions restées en suspens

Un nouveau gouvernement sera formé au Burundi dans trois semaines avec la participation des rebelles du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), selon le porte-parole du président burundais Domitien Ndayizeye.

La formation du nouveau gouvernement figure parmi quatre points résolus lors de trois jours de négociations dans la capitale sud-africaine, Pretoria, entre le gouvernement de transition du Burundi et la principale faction du CNDD-FDD, dirigée par Pierre Nkurunziza.

Quatre points n'avaient pas été résolus lors de la précédente réunion entre les deux parties, le 8 octobre dernier, selon le porte-parole, Pancrace Cimpaye.

Les trois autres se rapportent à l'immunité des combattants rebelles, la distribution de postes au sein des forces armées nationales et l'avenir politique du CNDD-FDD.

La controverse autour de l'immunité temporaire des combattants du CNDD-FDD a été résolue, "mais l'immunité sera accordée à tous les belligérants: aux rebelles aussi bien qu'aux forces gouvernementales," a-t-il encore précisé

Selon Cimpaye, la controverse autour de l'immunité temporaire des combattants du CNDD-FDD a été résolue, "mais l'immunité sera accordée à tous les belligérants: aux rebelles aussi bien qu'aux forces gouvernementales."

Le gouvernement et le CNDD-FDD se sont, par ailleurs, entendus sur "un accord technique" relatif à la distribution des postes au sein de l'armée et de la police, sur la transformation du mouvement rebelle en parti politique ainsi que sur la participation du CNDD-FDD au Sénat, a-t-il encore précisé.

Le calendrier pour la mise en oeuvre de ces accords a également été fixé, a-t-il ajouté.

Dans une semaine, a poursuivi Cimpaye, le CNDD-FDD envoiera ses représentants au comité de surveillance du cessez-le-feu. Ce comité avait été créé au début de l'année 2003. Il comprend des membres du gouvernement, de l'armée et des représentants des différents groupes rebelles dans le pays.

Ces solutions feront, encore, l'objet d'une approbation officielle lors d'un sommet régional de deux jours, programmé pour le 14 novembre à Dar es Salaam en Tanzanie.

Le gouvernement transitoire et le CNDD-FDD avaient, néanmoins, déjà signé le 8 octobre dernier à Pretoria, un accord de partage du pouvoir.

Au terme des négociations le mouvement rebelle obtenait quatre ministères, deux postes à l'assemblée nationale, - celui de second vice-président et de secrétaire général adjoint-, ainsi que 40% des postes dans l'état-major de l'armée et 35% dans celui de la police.

Au mois de mai, les deux plus petites factions du CNDD-FDD et des Forces nationales de libération (FNL) rejoignaient le gouvernement de Ndayizeye. Ce dernier, un Hutu, a succédé au mois de mai 2003 à Pierre Buyoya, un Tutsi, conformément à l'accord pour la paix et la réconciliation, signé à Arusha en août 2000.

L'accord prévoit, en effet, une période transitoire de trois ans divisée en deux fois 18 mois. L'une est présidée par un Tutsi l'autre par un Hutu. La première phase avait débuté en novembre 2001.

Les autorités gouvernementales et du CNDD-FDD ont, par ailleurs, exprimé leur satisfaction concernant l'amélioration de la sécurité au Burundi depuis la signature de l'accord de partage du pouvoir le huit octobre.

Malgré une nette diminution des affrontements, des combats perdurent entre cette faction du CNDD-FDD et le groupe du FNL commandé par Agathon Rwasa ainsi qu'entre l'armée et les combattants de Rwasa.

La faction de Rwasa a, jusqu'à présent, toujours refusé de rejoindre le processus de paix.

Elle prétend que les négociateurs évincent le 'réel problème' existant entre les Tutsi et les Hutu.

Le vice-président du Burundi, Alphonse Kadege, avait pour sa part, lors d’une conférence de presse à Nairobi (Kenya) le 23 octobre, indiqué les efforts entrepris pour amener la faction de Rwasa à la table des négociations. Il a précisé à cet égard que tous les mouvements rebelles étaient invités à participer aux négociations d’Arusha avant de préciser que les groupes armés continuant la violence encourront des sanctions.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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