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Union des groupes féminins avant la reprise du dialogue intercongolais

Les mouvements féminins, de bords opposés dans le conflit de la République démocratique du Congo (RDC), vont présenter un front uni lors de la réouverture du dialogue intercongolais à Sun City en Afrique du Sud le 25 février prochain.

A l'occasion d'une conférence dans la capitale kenyane, Nairobi, du 14 au 19
février, 68 femmes représentant divers mouvements - le gouvernement de
Kinshasa, des mouvements de l'opposition non armée, la société civile et des militants Mayi-Mayi et le mouvement rebelle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD) - se sont rencontrées pour réfléchir ensemble à un message unique avant la reprise du dialogue intercongolais, a informé IRIN ce mardi Chantal Malamba, la vice présidente de la commission chargée de la préparation des pourparlers.

" Toutes les femmes qui se rendent à Sun City parlent d'une voix unie. Nous
pensons que nous pouvons inciter les hommes à suivre notre exemple, " a
déclaré Mme Malamba, faisant allusion à une vingtaine d'émissaires présents
à Nairobi et qui participeront au dialogue.

" Au début de la convention, nous avons eu des difficultés à nous parler, à nous faire mutuellement confiance, car nous représentons tant de groupes différents, " a-t-elle poursuivi, " mais vers la fin de cette rencontre, nous avons abouti à un consensus commun. "

" Nous voulons trouver la paix à Sun City, nous voulons discuter pour
trouver un moyen de restaurer la paix dans notre pays. "

Au nombre des principaux points qu'évoqueront les femmes lors du dialogue, figurent la prise en compte des questions sur l'égalité des sexes dans le processus de paix, la participation impérative des femmes dans les prises de décision liées à la RDC et la représentation nécessaire des femmes à tous les niveaux du gouvernement et de la société civile.

" Si, en tant que femmes, nous pouvons participer totalement, nous pourrons introduire des moyens plus humains pour résoudre les problèmes que nous avons au Congo, " a déclaré Mme Malamba.

Les questions relatives aux femmes pendant et après la guerre civile du pays doivent également être abordées pendant le dialogue, a-t-elle ajouté.
Spécifiquement, il convient d'évoquer le problème du grand nombre de décès
parmi les femmes, du viol utilisé comme arme de guerre et du nombre
important de femmes ayant beaucoup d'enfants à charge et devenues veuves de guerre.

Cette convention, qui comprendra un atelier sur la façon de mener des
négociations, a été organisé par différents groupes : " Women as Partners for Peace in Africa, Femmes Afrique Solidarité, le Fonds des Nations Unies pour la femme - UNIFEM et l'Initiative de paix de Nairobi. Cette rencontre est la première à inclure une aussi large participation de femmes congolaises.

Le Mouvement pour la libération du Congo de Jean-Pierre Bemba est, parmi les groupes importants, le seul à ne pas participer à cette rencontre.

Le dialogue intercongolais, facilité par Ketumile Masire, l'ancien président
botswanais, a été officiellement ouvert dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba le 15 octobre 2001. Les pourparlers qui devaient initialement durer 45 jours, ont avorté une semaine plus tard, à la suite de la décision du
président de la RDC Joseph Kabila de retirer sa délégation. Moins de 70
délégués étaient présents au dialogue, sur les 320 personnes attendues. Le
dialogue a par ailleurs rencontré des problèmes financiers.

300 émissaires de divers partis, mouvements, groupes et organisations de la RDC devraient se rendre à Sun City pour la reprise des pourparlers.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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