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" Discussions importantes et positives " entre Kagamé et Museveni

Les présidents rwandais et ougandais, Paul Kagamé et Yoweri Museveni, ont eu
ce jeudi des " discussions importantes et fructueuses " en Ouganda, a
déclaré Paul Kagamé durant une conférence de paix tenue à l'issue de cette rencontre visant à réduire la tension entre les deux pays.

Ces pourparlers ont eu lieu à Gatuna et à Kabale en Ouganda, sous l'égide de
la ministre du développement britannique, Clare Short. Il s'agissait de la cinquième rencontre organisée en un an entre les deux pays en vue d'améliorer leurs relations suite aux affrontements survenus entre leurs armées respectives à Kisangani, au nord-est de la République démocratique du Congo en 1999 et 2000. Les deux chefs d'Etat ont reconfirmé leur engagement en faveur de la restauration de " relations normales " entre les deux pays, et leur " intention de tenir des discussions franches et ouvertes sur toutes
les questions préoccupantes ou d'intérêt commun ". Ils ont également
souligné leur volonté de résoudre leurs malentendus par concertation
bilatérale et non par des déclarations publiques ou des articles de presse.

Dans leur communiqué, les présidents ont souligné leur objectif commun
d'empêcher réciproquement les dissidents d'établir des bases dans leurs pays et de résoudre de façon urgente toutes les questions en suspens. Ils ont également consenti à créer une commission bilatérale permanente pour développer entre autres des liens économiques et pour élaborer ensemble un traité d'extradition mutuel.

En 2001, les relations sont restés très tendues entre les deux pays qui se
sont mutuellement accusés en octobre de soutenir des mouvements rebelles et
dissidents dans le but de renverser le gouvernement du pays adverse. A
l'issue d'une rencontre tenue à Londres en novembre 2001, un Comité mixte de vérification et d'enquête (JVIC) a été mis en place pour enquêter sur les accusations et tenter de résoudre cette nouvelle crise.

" Après avoir reçu de l'équipe de vérification des informations disculpant nos deux pays, nous avons signé un accord de principe pour éliminer tous les obstacles et avons accepté d'autoriser réciproquement nos troupes à traverser la frontière entre nos deux pays. Nous poursuivrons néanmoins nos négociations jusqu'à la fin de l'enquête, " a déclaré le ministre ougandais de la défense, Amama Mbabazi, cité par le journal ougandais indépendant 'The
Monitor', à l'issue de la rencontre entre les deux Etats.

A la question de savoir si la crise survenue à Kisangani - qui avait mené
les deux pays au bord de la guerre - était entièrement résolue, M. Museveni
a répondu : " Nous l'avons résolue en traitant cette affaire de la façon
dont nous l'avons fait, c'est-à-dire en réglant les problèmes actuels. Mais
nous ne sommes pas revenus à Kisangani. Car un moyen de résoudre la crise, c'est de ne plus y penser. "

Mme Short a ajouté que le règlement de la crise de Kisangani permettrait de
résoudre le conflit qui secoue la RDC tout entière. Il est donc très
important que l'Ouganda et le Rwanda règlent leurs différends en RDC.

Cependant, l'organisme 'International Crisis Group' (ICG) envoie une mise en
garde dans son dernier rapport sur le Rwanda et l'Ouganda publié en décembre
: " Il y a des raisons de penser que le différend entre le Rwanda et
l'Ouganda ne sera pas réglé par la vérification des positions militaires ou par des visites impromptues dans les sites présumés d'entraînement. Les
rivalités personnelles - pas seulement entre les deux chefs d'Etat - et les
dirigeants politiques régionaux en Afrique Centrale et en Afrique de l'Est
jouent aussi un rôle important dans cette crise. "

" Une dizaine de personnalités militaires, dans les deux Etats, ont le
pouvoir d'emmener leur pays au bord de la guerre et ne sont quasiment pas
contrôlés par les institutions civiles, " selon l'ICG. [Le dossier complet intitulé " Rwanda/Uganda : A Dangerous War of Nerves " est disponible sur www.crisisweb.org]


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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