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La ligue des droits de l'homme proteste contre des meurtres

La Ligue ivoirienne des droits de l'homme (LIDHO) a condamné une série de meurtres dont elle aurait été informée depuis la fin de l'année dernière. La LIDHO a indiqué dans un communiqué mardi que « plusieurs cas d'assassinat ou de meurtre commis par des gendarmes ou par des policiers ont été signalés à la Ligue ivoirienne des droits de l'Homme ».

Les victimes incluent un ressortissant togolais tué par balles par un gendarme, le 21 décembre 2001, après une altercation avec un autre gendarme qui l'avait arrêté pour vérifier ses papiers d'identité.

Un mois plus tard, le 22 janvier, Joseph Ilboudo a été interpellé à son domicile par des membres de la police judiciaire accompagnés par un homme qui l'accusait d'avoir participé à un meurtre, a ajouté la LIDHO. M. Ilboudo est mort alors qu'il était en garde à vue, a rapporté la LIDHO.

Le troisième cas est celui de Bertin Loho, un vendeur arrêté à son domicile par des membres de la police judiciaire qui l'accusaient d'appartenir à une bande armée qui s'apprêtait à braquer le magasin d'alimentation où il travaillait. Il est également mort durant sa garde à vue.

La LIDHO "condamne énergiquement" ces actes qu'elle croyait être terminé avec l'avènement du nouveau gouvernement, à l'issue de la période agitée de 1999 et de l'an 2000, a souligné l'organisation des droits de l'homme.

Plusieurs organisations des droits de l'homme locales et internationales ont attribué aux membres des forces de l'ordre de nombreux meurtres commis sous le régime militaire, qui a débuté en décembre 1999, et pendant la période des élections qui ont mené à un retour au régime civil en octobre 2000.

La ligue a exhorté le gouvernement, la police et la gendarmerie à conduire des enquêtes sur les derniers meurtres pour que les coupables soient jugés. « Par-delà, la LIDHO voudrait voir extirper des rangs des forces de l'ordre les agents indignes parce que dangereux pour la société", et que les familles des victimes reçoivent une indemnisation, a-t-elle conclu.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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