Ces sites culturels et naturels constituent, ainsi que de nombreux autres, un patrimoine partagé dont la disparition représenterait une perte irréparable pour tous les peuples, mais la plupart d'entre eux sont menacés d'une manière ou d'une autre, d'après l'UNESCO. La Liste du Patrimoine Mondial contient actuellement 721 sites d'une « valeur universelle exceptionnelle» dans 124 nations.
"Le patrimoine est notre héritage du passé, ce avec quoi nous vivons aujourd'hui, et ce que nous allons léguer aux générations futures », a souligné l'agence. « Nos patrimoines culturel et naturel sont tous les deux des sources irremplaçbles de vie et d'inspiration. Ils sont nos pierres de touche, nos points de références, notre identité ».
La vieille ville de Lamu, choisie comme site culturel ayant une signification spéciale, est le plus ancien et le mieux préservé des lieux de peuplement swahilis en Afrique de l'est, qui conserve ses fonctions traditionnelles, selon la liste du patrimoine.
Construite en roches coralliennes et de bois de palétuvier sur la côte orientale du Kenya, la ville se caractérise par la simplicité de ses formes structurelles, enrichies d'éléments comme des cours intérieures, des vérandas et des portes de bois sculptées avec soin.
Lamu a été le Siège depuis le XIXe siècle de grandes célébrations religieuses musulmanes, avant de devenir un centre important pour l'étude des cultures islamique et swahilie.
Les tombeaux des rois du Buganda à Kasubi, qui s'étendent sur près de 30 ha de collines dans le district de Kampala, en Ouganda, ont aussi été inscrits comme un lieu culturel universel de mérite.
La plus grande partie du site est une zone agricole, exploitée selon les méthodes traditionnelles. Son centre, au sommet de la colline, est l'ancien palais des Kabakas du Buganda, construit en 1882 et transformé en cimetière royal en 1884, selon l'UNESCO. Quatre tombes royales se trouvent maintenant dans le Muzibu Azaala Mpanga, le bâtiment principal de plan circulaire et surmonté d'un dôme.
Les tombeaux sont « un exemple important de réalisation architecturale en matériaux organiques - bois, chaume, roseaux et enduits en particulier », d'après la liste du patrimoine.
La signification essentielle du site réside toutefois « dans sa valeur immatérielle faite de croyance, de spiritualité, de continuité et d'identité », a-t-elle ajouté.
La nouvelle liste, établie lors d'une réunion en Finlande du Comité du patrimoine mondial la semaine dernière, inclue également une extension des Parcs nationaux du Lac Turkana, dans le nord-ouest du Kenya, laboratoire exceptionnel pour l'étude des communautés végétales et animales.
http://www.unesco.org/opi/eng/unescopress/2001/index.shtml
Les Parcs nationaux du lac Sibiloi et de l'île centrale, antérieurement inscrits dans le site du Lac Turkana, qui est a présent étendu pour inclure le Parc National de l'île du sud, servent d'étapes aux oiseaux d'eau migrateurs et constituent d'importantes zones de reproduction pour le crocodile du Nil, l'hippotame et différents serpents venimeux.
En outre, les gisements fossilifères de Koobi Fora, où l'on trouve de nombreux restes de mammifères, de mollusques et d'autres espèces, ont « davantage contribué à la compréhension des paléo-environnements que tout autre site sur ce continent », est-il stipulé sur la liste du patrimoine.
Le Comité du patrimoine mondial examine des rapports sur l'état de conservation des sites inscrits et demande aux Etats parties de prendre des mesures correctives lorsque ceux-ci ne sont pas administrés d'une manière appropriée. Les Etats concernés doivent aussi adopter des mesures législatives et régulatoires afin de protéger leurs sites.
L'une des premières responsabilités du Comité du patrimoine mondial consiste à fournir aux Etats parties, dont les ressources sont insuffisantes pour assurer la protection des sites sur leurs territoires inscrits dans la liste une coopération technique en vue de la sauvegarde des Sites du patrimoine mondial.
Un montant limité annuel est mis à disposition, en particulier pour les pays les moins avancés ou les pays à faible revenu, afin de financer les projets d'assistance technique et de formation, ainsi qu'aux Etats afin qu'ils puissent mettre sur pied des projets de conservation. Une assistance d'urgence est également disponible dans le cas des biens gravement endommagés par des catastrophes naturelles ou provoquées par l'homme, ou menacés de destruction imminente.
Le choix d'un lieu particulier en tant que Site du Patrimoine Mondial est considéré comme un tremplin pour le tourisme, puisque les pays voient fréquemment augmenter le nombre des visiteurs en même temps que s'opère une prise de conscience internationale quant aux biens culturels et naturels du pays, selon les analystes de l'industrie du tourisme.
Un catalyseur fréquent est l'allocation ou l'augmentation des ressources pour le renforcement de la gestion et l'amélioration de l'interprétation et des centres pour les visiteurs sur les sites. Le fait d'être inscrit sur la liste du patrimoine mondial cultive aussi l'orgueil national et local vis-à-vis du bien et développe un sentiment de responsabilité nationale pour protéger la zone.
Outre l'augmentation possible des chances d'emploi et du revenu, les communautés locales peuvent aussi retirer un avantage de l'amélioration de la gestion et de la planification de la région, ont-ils conclu.
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