1. Accueil
  2. Southern Africa
  3. Eswatini
  • News

« Les ‘papas sucre’ disent qu’ils peuvent me donner ce que je veux »

Black diamonds - young empowered urban South Africans. Anthony Kaminju/IRIN
Wealth can increase HIV risk
Welile Mlilo, 19 ans, vit avec sa mère à Manzini, la grande ville commerciale du Swaziland, où elle effectue toutes sortes de petits travaux pour subvenir à leurs besoins. Elle a raconté à IRIN/PlusNews que l’un de ses principaux défis était d’éviter de contracter le VIH dans un pays qui affiche la prévalence la plus élevée du monde.

« Ma mère dit que ma beauté est à la fois une bénédiction et une malédiction – un jour, je trouverai un homme bien qui m’aime et veut m’épouser. Mais des hommes viennent vers moi tout le temps, et c’est un problème.

« Les ‘papas sucre’ m’embêtent tout le temps – ils disent que je suis jolie. Ils disent qu’ils me donneront des choses, des choses que j’aime. Ils ont tous des voitures. Ils me voient marcher, ils roulent à côté et disent qu’ils me donneront de l’argent, ou un repas, ou un téléphone portable. Je leur dis ‘non’.

« Il ne faut rien avoir avec ça parce que tu peux mourir – le VIH est partout autour. Je n’ai qu’une seule vie. Si tu détruis la seule vie que tu as, on ne t’en donne pas une autre – c’est ce que dit ma mère.

« Il y a des choses que je veux faire dans ma vie, j’ai des rêves. Je ne vais pas à l’école mais je veux y retourner, c’est pour ça que je travaille.

« J’ai deux frères et une sœur plus âgés. Avant, ils nous aidaient financièrement, mais plus maintenant. J’ai arrêté d’aller à l’école parce qu’il n’y avait plus d’argent pour payer les frais de scolarité. Je viens juste de trouver un travail comme femme de ménage. Je veux mettre la moitié [de mes gains] de côté pour l’école, l’autre moitié je la donne à ma mère pour la maison.

« Les ‘papas sucre’ disent qu’ils peuvent me donner ce que je veux et que je n’aurai pas à travailler, mais ce n’est pas ce que je veux faire de ma vie. Ces hommes sont vieux ! Savez-vous que certains d’entre eux ont 40 ans ? D’autres ont 38 ans.

« Parfois, ils parlent à mes amies. Ils disent à mes amies de me demander d’aller avec eux, et qu’ils me donneront ceci et cela. Savez-vous que certains de ces ‘papas sucre’, si vous ne leur donnez pas le plaisir qu’ils veulent, ils vous battront ? C’est la vérité.

« Je n’aime pas avoir faim et je suis triste parce que c’est difficile d’avoir une éducation, et c’est ce qui m’étouffe. Mais j’ai ma famille et beaucoup d’amis ».

jh/kn/he/ail

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join