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La communauté scientifique invitée à l'activisme

Red Ribbon - for generic use
Scientists as activists? (AuntieP/Flickr)

La 5ème Conférence de l’International AIDS society (IAS) sur la pathogenèse, le traitement et la prévention du VIH s’est ouverte le 20 juillet dans la ville sud-africaine du Cap, au moment où des études préviennent que le manque de financement et la mauvaise gouvernance mettent en péril l’approvisionnement en médicaments antirétroviraux (ARV) dans au moins six pays africains.



En prélude à la conférence, le docteur Eric Goemaere, chef de mission de l’organisation internationale Médecins sans frontières en Afrique du Sud, a dit que les centres médicaux à travers le pays avaient cessé d’enrôler des patients VIH parce qu’ils étaient à court de médicaments. « Les listes d’attente s’allongent tous les jours, au risque que des patients décèdent avant d’avoir commencé leur traitement ARV », a-t-il dit dans un communiqué. « Il est incroyable qu’ont ait pu laisser un programme ARV qui fonctionnait relativement bien être paralysé en l’espace de quelques semaines ».



Mentionnant des problèmes similaires en Guinée, Ouganda, Malawi, Zimbabwe et République démocratique du Congo, MSF a accusé les gouvernements et les bailleurs de fonds de n’avoir pas respecté leurs engagements financiers, ou de ne pas répondre à la crise avec la célérité requise.



Plusieurs intervenants lors de la conférence de l’IAS ont averti les gouvernements et les donateurs qu’ils ne devaient pas se servir de la crise économique mondiale pour revenir sur leurs engagements pris précédemment afin d’atteindre le but d’accès universel à la prévention et au traitement du VIH d’ici 2010.



« Nous commençons déjà à entendre des avertissements sur la pérennité des [programmes] de thérapie ARV », a dit le docteur Julio Montaner, président de l’IAS 2009 et directeur du British Columbia centre for excellence in HIV/AIDS de Vancouver, au Canada. « Un retrait à ce stade serait catastrophique pour près de quatre millions de personnes qui sont déjà sous traitement dans les pays à ressources limitées, sans parler des six ou sept millions d’autres qui… attendent toujours de recevoir ces médicaments vitaux ».



M. Montaner a fustigé les dirigeants du G8 pour avoir retiré le VIH/SIDA de leur agenda des priorités lors de la récente rencontre du G8 en Italie, et de ne pas faire ce qu’il fallait pour remplir leurs engagements pris en 2005 de financer l’objectif d’accès universel. « Nous devons tenir les dirigeants du G8 pour responsables de leur échec à tenir leurs promesses », a-t-il dit aux plus de 5 000 membres de la communauté internationale de lutte contre le sida participant à la conférence.



Stephen Lewis, co-directeur de l’organisation internationale de plaidoyer AIDS free world et ancien envoyé spécial des Nations Unies pour le sida en Afrique, a estimé que la communauté scientifique avait une responsabilité dans la lutte contre l’actuelle « marche arrière dans le financement pour le sida » en expliquant aux « hommes d’influence de ce monde… les risques et profits, et ce qu’il se passera s’ils font les mauvais choix ».



Soulignant que la conférence se tenait à un « moment critique » dans la lutte contre le VIH/SIDA, à peine 17 mois avant l’échéance de l’accès universel et au moment où des critiques, selon lesquelles le sida aurait reçu trop de financements au détriment d’autres maladies, gagnaient du terrain, M. Lewis a dit aux participants que « si la communauté scientifique devait s’engager dans un activisme public, ce serait maintenant ».



ks/he/ail


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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