Un tiers des membres des forces de défense nationale ignore les modes de transmission du VIH/SIDA et les trois quarts d’entre eux avouent ne pas utiliser de préservatif lors des rapports sexuels, selon une enquête réalisée en 2004 par le Programme national de lutte contre le sida (PNLS).
Selon ce rapport, rendu public lundi, 4,2 pour cent des membres des forces gabonaises de défense, tous corps confondus, étaient infectés par le VIH/SIDA, contre 2,4 pour cent au sein de l’armée.
Ce chiffre est nettement inférieur au taux de prévalence nationale, estimé à 8,1 pour cent -- pour une population de 1,2 million d’habitants – par une étude nationale de séroprévalence conduite l’année dernière par le PNLS à partir d’un échantillon de femmes enceintes consultant dans des cliniques sentinelles.
L’enquête menée au sein des forces armées souligne que l'une des principales causes de l'infection du VIH/SIDA parmi les forces de défense est la non-utilisation de préservatifs lors des rapports sexuels. Près de 75 pour cent des sondés avouent ne pas systématiquement l’utiliser, souligne l’étude.
Environ 40 pour cent des 1003 personnes interrogées, des soldats vivant dans les casernes de la capitale Libreville, ont avoué ne pas connaître les moyens de se prémunir contre l’infection, tandis que 79,7 pour cent d’entre eux disaient ignorer les modes de transmission du virus qui peut éventuellement provoquer le sida.
Un tiers de l’échantillon a affirmé qu’uriner immédiatement après un rapport sexuel permettait de se protéger du virus.
Selon le médecin-Colonel Matthew Dolan, de l'Institut américain de défense, la sensibilisation des forces armées vis-à-vis de l’épidémie de VIH/SIDA et des moyens de prévention est inexistante au Gabon, un petit pays qui ne compte que 6.000 soldats – dont 300 en opération de maintien de la paix en République centrafricaine.
Le département américain de la Défense et l’ambassade des Etats-Unis à Libreville ont lancé mardi un séminaire sur le développement des programmes sur le VIH/SIDA au sein de l’armée.
« On a besoin de vastes stratégies centrées sur la jeunesse et les nouvelles recrues au sein des forces de défense, des efforts doivent être déployés pour éduquer la population militaire, » a expliqué le colonel Dolan à PlusNews, qui a ajouté que jusqu’à présent, cette population vulnérable n’a bénéficié d’aucune action spécifique de prévention.
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