Besoins criants en matière de préparation aux catastrophes

Selon les experts, les deux tremblements de terre consécutifs qui se sont produits au Japon et au Myanmar et qui ont fait plus de 27 000 morts et des milliers d’autres blessés ont souligné les besoins criants de la région en matière de préparation aux catastrophes.



« Les catastrophes naturelles ne s’arrêtent pas aux frontières créées par les hommes, et c’est là une raison suffisante pour encourager la coopération régionale en matière de réduction des risques de catastrophes », a dit à IRIN Krasae Chanawongse, président du Centre asiatique de préparation aux catastrophes (ADPC), à Bangkok.

Selon un récent rapport publié par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), la région Asie-Pacifique représente 85 pour cent des décès liés aux catastrophes naturelles qui surviennent dans le monde et 38 pour cent des pertes économiques mondiales dues aux catastrophes naturelles.



« Les codes du bâtiment, la solidité des écoles et des hôpitaux et l’emplacement des centrales électriques sont des éléments importants. Nous avons besoin de politiques d’aménagement du territoire qui tiennent compte des risques », a dit Sanny Jegillos, coordonnateur régional du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), lors d’une réunion régionale organisée par l’ADPC qui a eu lieu récemment à Bangkok. Les changements climatiques, la rapidité de la croissance économique et de l’urbanisation et la construction anarchique rendent la région particulièrement vulnérable, a-t-il ajouté.



Si les pays de la région ont démontré qu’ils étaient mieux préparés qu’il y a 10 ou 15 ans à faire face efficacement et rapidement aux catastrophes, « les progrès ont malheureusement été inégaux à cause du manque de fonds, d’expertise et de technologies auquel sont confrontés certains pays », a dit Oliver Lacey Hall, chef de la branche régionale du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) à Bangkok.



Selon les dernières statistiques fournies par l’OCHA le 30 mars, le tremblement de terre de magnitude 9,0 et le tsunami qui ont frappé le Japon le 11 mars dernier ont fait plus de 27 000 morts, 173 000 sans abri et plus de 16 000 disparus.



Deux semaines plus tard, un tremblement de terre de magnitude 6,8 a secoué l’État Shan, dans l’est du Myanmar, où il a fait 74 morts et 125 blessés. Sept cent trois foyers ont été endommagés ou détruits et plus de 3 000 personnes sont désormais sans abri, a rapporté la Croix-Rouge du Myanmar.



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